Le cinéma fantastique et de science-fiction français des années 1980 (by Jean Thooris).

Il existe heureusement une tradition du fantastique à la française, que ce soit au cinéma (Franju, Cocteau, Demy, Resnais) ou à la télévision (Belphégor, Le Voyageur des siècles, Le Tribunal de l’impossible, Noires sont les galaxies plus tard). Dans les années 1980 pourtant, le cinéma fantastique et de science-fiction français est si encroûté que les mots « fantastique » et « français » en deviennent presque antinomiques. Les réussites ne se comptent même pas sur les doigts d’une main. Les raisons ? Metteurs en scène dépassés par des budgets trop élevés, volonté naïve de transposer un inconscient collectif étasunien alors dominé par Spielberg et Lucas en terroir français (paysans, poules, vaches), auteurs boursouflés de prétention, tâcherons en plein caprice des dieux, débilités pour enfants. Quatre catégories se distinguent : les titres impossibles à réhabiliter, les mauvais films mais ça aurait pu être pire, les projets intrigants et les œuvres à part. On mettra volontairement de côté les nanars sympathiques de Norbert Moutier (Ogroff) et Bernard Launois (Devil Story : Il était une fois le diable), ainsi que les productions Eurociné, qui, malgré leur amateurisme, possèdent au moins l’ambiance familiale du système D. De même, les films de Jean Rollin, que je respecte, mais auxquels j’avoue rester insensible en raison de leur abus de lenteur et de l’érotomanie gentillette du réalisateur. On s’épargnera également des titres que l’on n’aimait pas et que l’on n’a aucune intention de revoir un jour, tels que La Soupe aux choux et Malevil (on préfère Villeret chez Godard), ou encore Viva la vie (on demeure définitivement hermétique au cinéma de Lelouch).
On les a vus en salle à leur sortie, ou neuf mois plus tard en vidéo, voire sur Antenne 2 ou FR3 un mercredi en fin d’après-midi ou lors d’un débat télévisé. On est parfois retombé dessus au hasard d’une programmation câblée, face à laquelle dix ou quinze minutes de visionnage suffisaient à nous rappeler combien ces films étaient – et resteront – navrants, sans espoir de réhabilitation. Une sorte de fond de panier du cinéma de genre fantastique français, toutes époques confondues.
Le Prix du danger (1983). Gérard Lanvin joue son éternel personnage de grande-gueule qui a toujours raison, surtout quand il a tort, cette fois en participant à un Intervilles meurtrier présenté sous la forme d’un reality show. La fin d’Yves Boisset, qui bâcle ses scènes d’action, y va fort dans la dénonciation de ces médias qui nous mentent, et donne toute latitude à ses comédiens pour qu’ils puissent cabotiner à outrance – Piccoli et sa moumoute, qui en rajoute dans le pathologique calculé, en présentateur du PAF tendance Zitrone-Sabatier. Hier très drôle en première partie de soirée aux Dossiers de l’écran, le film est aujourd’hui plat, désespérément plat. Relisons Richard Bachman et Suzanne Collins.
Frankenstein 90 (1984). Jean Rochefort en Victor Frankenstein, M’sieur Eddy en créature qui veut faire des câlins à Fiona Gélin, Marc Lavoine en androïde. Alain Jessua semble dépassé par les idées accumulées avec Paul Gégauff : comédie potache, réactualisation sérieuse du mythe, parodie ? On n’en saura rien. Le résultat n’a pas vieilli : c’est toujours aussi long et filmé comme un vieux reportage RTBF.
J’ai rencontré le père Noël (1984). La fée Karen Sheryl et le père Noël en personne partent en Afrique pour aider un enfant à retrouver ses parents disparus. Avec des chansons de Francis « Lelouch » Lai (inoubliable Oui, le père Noël existe). Et c’est réalisé par Christian Gion, l’auteur des Diplômés du dernier rang et de Pizzaiolo et Mozzarel. Karen Sheryl avait beau s’être déplacée en robe de fée chez Drucker, même enfant on soupçonnait l’arnaque. Le public français aussi, pas fou.
Nemo (1984). Un premier film produit par John Boorman, avec Carole Bouquet, Michel Blanc, Kathleen et Charlie Boorman, Dominique Pinon en guenon et Harvey Keitel en Zorro. Budget pharaonique (25 millions de francs), tournage en studio dans un état d’esprit à la Méliès assumant sa facticité, avec Little Nemo de Winsor McCay et les contes de fées en général pour principales références. Éreinté par une critique unanime et échec en salle (le film est sorti le même jour que Gremlins), ce ratage d’Arnaud Selignac est aujourd’hui devenu si invisible que plus personne ne se souvient de son existence. La vie est dure.
Le Déclic (1985). Jean-Louis Richard transforme la folle BD érotique de Milo Manara en un carré rose jamais bandant, malgré la sympathique Florence Guérin qui s’imaginait tourner dans un bon film. On rêve de ce qu’aurait pu donner le récit science-fictionnel du Déclic (un appareil permet sur commande de rendre nymphomane la bourgeoise Claudia) dans les mains du Almodóvar période Movida, en relisant Le feu aux entrailles, une nouvelle écrite par Pedro et illustrée par Manara. Du cul, du bon, du vrai.
Diesel (1985). Robert Kramer se laisse embarquer, on ne sait trop ni comment ni par qui, dans une sacrée galère : un post-apo bien de chez nous, c’est-à-dire sans action ni enjeux, avec Agnès Soral qui pleurniche et Gérard Klein dans le rôle d’un road warrior coiffé d’une coupe mulet parmi les plus extravagantes de la décennie. Même les thuriféraires habituels de l’auteur de Route One/USA ne surent défendre Diesel. Comme l’écrivait le journal Starfix lors de la sortie : « science-fiction… français… compris ».
Le Passage (1986). Alain Delon est kidnappé par la Mort (et sa faucheuse), qui l’oblige à mettre en scène un dessin animé à sa gloire, sans quoi elle sacrifiera son fils. Et à la fin, Francis Lalanne (frère du réalisateur René Manzor) entonne jusqu’à l’indécence la scie perceuse On se retrouvera. N’importe quoi.
Terminus (1987). Post-apo sinistré avant sa sortie, hué au Festival international du film fantastique d’Avoriaz où il n’était heureusement présenté que hors compétition, timidement défendu par Johnny Hallyday sur les plateaux des JT de 13h et 20h (en bon professionnel qui s’exécute), bide logique en salle, Terminus n’aurait jamais dû être financé tant le projet sentait le graillon dès l’origine : Johnny débite sans conviction des banalités sur la vie, l’amour, la souffrance, pendant que Jürgen Prochnow, coiffé d’une perruque rouge, se fait les ongles, le tout entrecoupé de poursuites et de cascades en camions d’une mollesse sidérante si l’on prend en compte le budget du film (60 millions de francs, c’était trop). Les dialogues résument assez bien l’avis du témoin : « Putain, on se fait chier », « Tu nous saoules avec tes conneries ».
Baxter (1989). On se souvient du point de vue subjectif du chien Baxter, qui nous avait bien fait marrer à l’époque car il donnait l’impression d’être à la place d’un nain galopant. L’élément fantastique, assez mince, consistait donc à faire entendre les pensées scabreuses d’un clébard. Comme un croisement sentencieux entre Zoltan, le chien sanglant de Dracula (1978) et Allain Bougrain-Dubourg ? Jamais revu. Le courage manque.
Ces films sont ratés ou mineurs, et leurs défauts ne s’effaceront jamais avec le temps. Ils possèdent néanmoins une naïveté brinquebalante ou de petites ambitions qui les sauvent du peloton d’exécution – à peine trois mois de cachot pour certains.
Rendez-moi ma peau… (1980). Patrick Schulmann, dont on adore les films, affiche ici une ambition sympathique pour l’époque, mais l’ensemble peine à tenir la distance : une sorcière, incarnée par Chantal Neuwirth (la « bête furieuse qui crache du feu » des Oreilles entre les dents, la Taulier de P.R.O.F.S), intervertit les corps d’un homme et d’une femme, avec tout ce que cela implique de situations absurdes. Toutefois, hormis un ou deux gags amusants (le voyant qui lit l’avenir dans le rire), Rendez-moi ma peau reste trop sage pour le réalisateur de Zig Zag story, comme du café versé dans un gobelet de vin rouge.
Le Dernier Combat (1983). On sera gentil et on dira que Luc Besson a un jour tourné un film potable, son premier. Tout en rappelant ce qu’en disait Vincent Ostria dans Les Cahiers du cinéma : « En oubliant volontairement une grande partie du film dans la salle de montage, on découvrirait certainement la matière d’un court-métrage acceptable ».
Gwendoline (1984). Adaptation de la BD gentiment bondage de John Willie (Sweet Gwendoline, 1947) par Just Jaeckin, qui a le mérite de ne pas vouloir refaire Emmanuelle, mais passe totalement à côté de l’ambiance prude et drôle des planches originelles. Il lui préfère un film d’aventure destiné à une jeunesse qui s’en foutra royalement, gratifiant le résultat d’un échec commercial mettant fin à la carrière du réalisateur. Ceci étant dit, Tawny Kitaen en Gwendoline est très bien.
Clash (1984). Mieux foutu que le précédent film de Raphaël Delpard (le très Z La Nuit de la mort, 1980), voire honorable pour un fantastique français des années 1980, Clash puise dans Répulsion et Carrie, même si tout n’est pas très clair et que certaines séquences tirent en longueur. Avec Pierre Clémenti en ange du bizarre qui terrorise le subconscient de Catherine Alric (si on a bien suivi).
Parking (1985). Le gros plantage d’un Jacques Demy très embarrassé au moment de venir défendre à la télévision cette adaptation contemporaine du mythe d’Orphée et d’Eurydice. Logique : Francis Huster en chanteur de variété, bandana vissé sur la tête et voix de castra, décrédibilise instantanément les possibles ambitions du metteur en scène. Comme on aime bien Demy, on oublie son travail des années 1980, et surtout Parking.
Bunker Palace Hôtel (1989). Dans un futur aux contours flous, les membres déchus d’un quelconque gouvernement se réunissent dans un bunker peuplé d’androïdes à leur service, en attendant un Président qui tarde à venir. Traité façon BD d’espionnage, Bunker Palace Hôtel aurait pu donner lieu à une agréable série B pleine de paranoïa. Enki Bilal, dont c’est le premier film, ne sait pourtant trop que faire de son décor ni de ses invités. Il se contente de les filmer déambulant ou attendant dans des espaces vides, avec quelques gadgets typiques de l’époque afin d’amuser la galerie (les tuyaux de Brazil, les Réplicants de Blade Runner). On se désintéresse vite des maigres enjeux proposés et d’un visuel qui ne sort jamais des clichés Mitteleuropa. Trop de sérieux pour pas grand-chose. Sinon un casting de grands : Jean-Louis Trintignant, Carole Bouquet, Jean-Pierre Léaud, Benoît Régent, Maria Schneider, Roger Dumas, Yann Collette…
Ceux-ci restent intrigants. Ils sont adorés ou détestés. On les aime autant pour leurs défauts que pour leurs qualités. Certains ne sont d’ailleurs pas très loin du nanar, et cela fait aussi partie de leur charme.
Litan (1982). La seule incursion de Jean-Pierre Mocky dans le domaine du fantastique (il y a certes une intervention divine dans Le Miraculé, qui relève davantage de la satire). Tout ce que l’on aime dans le cinéma de Mocky – le sens des trognes, l’étude de la communauté, la France et ses non-dits – n’est pas utilisé ici à des fins ironiques ou caricaturales, mais pour créer du malaise, de l’inconfort. Le film adopte la structure d’un rêve et, bien que le récit soit limpide (les morts reviennent à la vie dans la petite ville de Litan, le jour de leur fête), il importe moins que les visions fugaces traversant personnages et spectateur : des masques morbides, la brume envahissante, des ruelles peuplées d’apparitions rigolardes, le jeu décalé des enfants qui s’amusent à « chasser le monstre », ou encore Marie-José Nat en proie à des flashs prémonitoires. « Des masques, de la musique et des danses : dans la ville de Litan, chaque année, on fête ainsi les morts », prévient le générique, justifiant l’atmosphère carpenterienne qui parcourt l’ensemble – avec notamment Nino Ferrer en scientifique cherchant à transférer l’âme de son assistante dans le corps de son épouse décédée. Coécrit avec Jean-Claude Romer, Litan est un film que l’on a toujours apprécié et qui demeure intact avec le temps. Prix de la critique au 10ᵉ Festival international du film fantastique d’Avoriaz, lequel entendait défendre et encourager l’essor du fantastique et de l’épouvante dans le cinéma français.
Le Démon dans l’île (1983). Francis Leroi, bon réalisateur de pornos (Je suis à prendre, avec Brigitte Lahaie en 1978, pour citer son meilleur), s’essaie au fantastique : médecin fou, enfant surnaturel, meurtres sanglants, Anny Duperey clopant à chaque plan, Jean-Claude Brialy en personnage énigmatique au lourd secret. On pourrait en rire aujourd’hui à tort, car Le Démon dans l’île demeure un effort louable dans le domaine. D’abord parce que Leroi soigne ses plans et qu’il lorgne vers le giallo, ensuite car le postulat est malicieux : les objets du quotidien deviennent des armes potentielles (rasoir, four, ouvre-boîtes), et le cinéaste joue habilement avec le suspense – la cocotte-minute va-t-elle exploser au visage d’un personnage ou l’ours en peluche crever l’œil de la petite fille ? Dommage que la scène finale soit ratée (Brialy s’enfonçant stoïquement sous terre). Sinon, c’est plutôt bien.
La Belle Captive (1983). Alain Robbe-Grillet refait L’Année dernière à Marienbad mais dans une version pour parfum de luxe entre Rollin et Beineix, teintée d’un érotisme prude incarné par Gabrielle Lazure qui danse au ralenti sur une plage déserte et semble sortie du tableau éponyme de Magritte. Scènes qui se répètent comme dans un mauvais rêve, « look forcément publicitaire de l’Image-années 80 » (pour citer Daney à propos de Mortelle randonnée), dialogues d’écrivain (« On ne peut jamais savoir ce qui a de l’importance et ce qui n’en a pas »), mais Robbe-Grillet réussit à créer une ambiance surréaliste où l’on accepte de se perdre, et certains plans sont fascinants (photographie d’Henri Alekan). C’est tout de même mieux que La Lune dans le caniveau.
Les Prédateurs de la nuit (1987). Une anomalie dans le paysage français des années 1980 : un film gore sous l’influence des Yeux sans visage, doté d’un budget conséquent venu du chéquier de René Chateau, d’un casting bigarré (Helmut Berger, Brigitte Lahaie, Chris Mitchum, Telly Savalas, Caroline Munro, Florence Guérin, Christiane Jean, Howard Vernon qui reprend son rôle du Docteur Orlof, et même Stéphane Audran), généreux en effets (décapitation, œil crevé piqué à Réincarnations, bras tranchés, opération à vif), et le tout mis en scène par l’Espagnol Jesús « Jess » Franco, un peu plus professionnel qu’à l’accoutumée. Oui, mais comme le dira plus tard Brigitte Lahaie, alors épouse de René Chateau, « la mayonnaise ne prend pas ». Pour cause : interludes érotico-chic, absence de charisme chez Chris Mitchum, scènes avec Savalas tournées en une journée dans un décor unique, Florence Guérin cataloguée comme « actrice qui se déshabille à l’écran pour de l’argent », Berger et Lahaie semblant vouloir coucher ensemble à chaque plan – ce que Chateau refusera –, une chanson-titre (de la soupe disco à la ramasse) qui revient cinq, six, sept fois durant le métrage. On peut toutefois inverser la perspective : ces défauts font aussi le caractère singulier et le charme attendrissant des Prédateurs de la nuit. À petite dose, quand même.
Sont-ce vraiment des films fantastiques ou le sont-ils par inadvertance ou par nécessité ? Ils n’appartiennent à aucune case et ne doivent rien à personne sinon à leurs metteurs en scène. Ce sont des œuvres irréductibles dont on serait prêt à emporter certaines dans la tombe (en tout cas une, plus polonaise que française).
La femme-objet (1980). Science-fiction française porno ? Mais oui ! Et c’est réalisé par Claude Mulot, l’un des meilleurs artisans du genre (on lui doit également le fameux Sexe qui parle en 1975), avec Marilyn « Patinette » Jess dans la peau d’un robot à la beauté parfaite conçu par Richard Allan pour le satisfaire, sur un score électro-pop légendaire de Jean-Claude Nachon. Après La femme-objet, vous ne regarderez plus Her et Under the Skin avec la même innocence. À sa façon, un classique du cinéma français.
Possession (1981). On ne reviendra pas sur l’illumination provoquée en nous par le chef-d’œuvre d’Andrzej Zulawski au début des années 1980, pas plus que sur la disparition soudaine de ce grand acteur qu’était Sam « Mark » Neill (le seul à avoir tourné à la fois pour Zulawski, Carpenter, Wenders, Spielberg, McTiernan et Campion), ni sur l’influence de plus en plus manifeste qu’exerce le film sur le cinéma d’horreur contemporain (cité, pillé, bientôt remaké). Même ceux qui ne l’ont jamais vu en connaissent la scène du métro, c’est dire. Merci Zuzu et sa productrice Marie-Laure Reyre. On a pensé inclure L’Amour braque dans cette liste (on ne se lasse pas d’en parler), mais cela aurait poussé le fétichisme zulawskien un peu loin.
Gwen, le livre de sable (1985). L’animation française a produit de nombreux films durant les années 1980 (on pense aux Maîtres du temps et à Gandahar de René Laloux, au Secret des Sélénites de Jean Image), mais Gwen, premier long métrage de Jean-François Laguionie, peint à la gouache, reste un objet contemplatif et malicieux qui évoque parfois le Dune de Frank Herbert (le film sort d’ailleurs en France au même moment que l’adaptation de David Lynch), ainsi que les séquences animées du Monty Python’s Flying Circus. Il n’est pourtant pas une quête initiatique, mais un voyage vers l’absurdité des hommes et de leur besoin de guides religieux. Récit d’aventure épique (une orpheline et la matriarche d’une tribu nomade – à laquelle Michel Robin prête sa voix apaisante – partent à la rencontre de leurs soi-disant dieux) autant que trip psychédélique (séquences musicales, visions hallucinées), Gwen demeure toujours aussi beau, plus de quarante ans après une sortie en salle trop discrète (perdue, il est vrai, entre Dune, Star Trek III et Brazil).
L’Affaire des divisions Morituri (1985). Premier long métrage du franc-tireur F. J. Ossang, il contient déjà toutes les obsessions et tous les fétiches à venir : Godard, Debord, le punk et le rock (Helno des Négresses vertes y tient un petit rôle), les Brigades rouges, les moteurs de bagnoles, le néo-noir, Cinéma, Cinémas, Fraction provisoire et les gladiateurs modernes. L’Affaire appartient pleinement aux débuts des années 1980, mais son anarchisme Novö et tout ce qu’il annonce (Le Trésor des îles Chiennes, Docteur Chance, Dharma Guns, Neuf Doigts) en font un incontournable de notre éducation pop. Images, images, nous sommes images du film coma !
© Jean Thooris