Happiness.

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Orfèvre infatigable d’une pop qui ne veut pas céder aux diktats de la mode et de la surproduction, artisan têtu qui refuse d’abdiquer devant l’accélération irrépressible du temps, Dominique Dalcan est revenu à la vie et au music-hall après des années d’absence, de nombreuses transhumances et quelques sérieux pépins de santé.

L’air de rien, les temps sont durs pour ceux qui ne veulent pas se soumettre.

Toujours aussi touchante, éclairée et ciselée, sa musique nous est précieuse car douce, intemporelle et colorée. Rare. Alors finalement, peu importe le temps qu’il lui a fallu pour redescendre en plaine : nous n’avions pas bougé depuis les années bleues. Les anciens albums étaient là, quelque part entre l’étoile et le carré, jamais très loin, toujours à portée de platine et d’oreilles, choyés comme des trésors intimes. Toutes ces chansons du temps où l’on prenait le temps avec des disques que l’on savait attendre. Avant qu’ils ne deviennent produits de consommation courante. Virtuels. Vite remplacés par de plus jeunes, de plus sexy. Peur de manquer. Frénésie.

Aller toujours plus loin : mais jusqu’où ?

Je ne vous cache pas Dominique que vous nous avez manqué sometimes…

Souvent en fait. Mais nous vous avons attendu patiemment en pensant le sourire aux lèvres à tous ces souvenirs de campagne et toutes ces victoires en Espagne. Même les soirs de défaite. L’attente a du bon en fait. Une soirée pleine d’émotions éraillées, de souvenirs lumineux et de promesses célestes est venue sceller ce retour au Café De la Danse en mars dernier. La magie n’avait pas disparue. Elle s’était faite discrète.

Happiness.

Alors bon retour parmi nous, vous êtes ici chez vous. Et surtout ne vous pressez pas, Hirundo fera ici son nid et surement de nombreux printemps dans ces contrées amicales, tant il est riche de mélodies déjà familières, de secrets à découvrir et de recoins à explorer. Toutes ces routes à parcourir la clope au bec (ou pas), remplis de cette liberté qui vous est chère.

Merci.

Signé : un danseur de Java.

 

© Matthieu Dufour