Rémi Parson – Nouvel album – Journal de bord – 2 – Décembre 2016.

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1.12.16 

Marasme. C’est un mot qu’il faut utiliser davantage. Tristesse moitié marâtre moitié Érasme. Entre folie chérie, (dés)amour vache et tartes dans la gueule.

« Précipitations » s’appelait La tristesse à l’origine, histoire de rendre hommage à cette chanson qui a tout changé pour moi. Mais c’était une mauvaise idée, d’autant que comparé à aujourd’hui, j’allais plutôt bien.

En plein marasme, donc. Celui qu’on trimballe partout avec soi. Et velléités de quête de sens par-dessus le marché. Comme si j’avais 64 ans, une new Beetle décapotable garée devant et que j’avouais pompeusement, goulûment, au fils de ma vieille compagne que je suis franc-maçon. Ou un truc du genre.

Pour l’instant, j’ai trois chansons.

Disons 2 chansons ¾. 

La dernière en ballotage assez favorable. 

Elle s’appelle Tartare, et j’ai exactement le temps de l’écouter entre mon départ du bureau et l’arrivée à mon vélo. Elle atténue le miroitement stupide de l’allée commerçante, floute les mannequins vivants qui l’encombrent, étouffe les annonces au haut-parleur. C’est donc une chanson relativement importante. Transcender, toujours transcender. Et il y a de quoi faire.

Je bute encore sur quelques mots, que pour l’instant je marmonne, et je remettrais bien deux trois épaisseurs de plus, des cymbalettes, que sais-je… Mais on n’est pas loin du compte. Je vais pouvoir enchaîner.

Comme j’écoute obsessivement Les gens qui doutent d’Anne Sylvestre, je me dis que la suite va être bien différente. Bien que je ne sache pas encore très bien en quoi.

Un suspense qui fait vivre.


Rémi Parson –  Londres – Décembre 2016