Du pétrole – Nouveau titre de Rémi Parson.

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Pour les quelques lecteurs du blog à qui mon obsession monomaniaque pour le travail d’orfèvre pop de Rémi Parson aurait échappé, je partage ici son nouveau titre, juste comme ça, au cas où… Sait-on jamais…

Du pétrole fait une nouvelle fois la démonstration de tout son talent en 3 minutes 30 : mélodie catchy, ronde, chaude, mais aux recoins anguleux et aux bas-fonds mélancoliques à souhait, rythmique irrésistiblement dansante et cependant porteuse des germes de la fin inéluctable (du jour, de l’enchantement, de la nuit, des vacances, de l’amour, de l’excitation, de l’appétit, de l’intérêt pour ces gens qui hier encore fascinaient, de ce goût pour la grande comédie de la vie, …), cet art de s’approprier des sons et des instruments qui ne sont pas de son âge, cette façon singulière d’aventurer son écriture sur les chemins escarpés de ses émois intarissables, de partir à l’assaut des crêtes effilées de son intime sans verser dans l’auto-complaisance ou la niaiserie, cette voix aux apparences fragiles, timides, incertaines et pourtant déterminée à lutter, à combattre, cette sincérité jamais feinte et empreinte d’espoir malgré le brouillard humide et poisseux qui tombe ce soir sur Camden. On peut évidemment parler de re-new-wave, de tout un pan élégant de la variété française, des influences cultivées d’outre-Manche, mais force est de constater que, titre après titre, disque après disque, Rémi Parson dépasse et transcende tout cela pour construire un répertoire qui lui est propre, cohérent, personnel. La classe.

L’EP sort le 27 janvier chez Isolaa Records avec un second titre mortel. Un split magistral avec les Requin Chagrin, Brexit, s’annonce pour février, ils partageront d’ailleurs la scène du Point Éphémère le 23 février, le successeur de Précipitations est en cours.  Joie.


© Matthieu Dufour



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