Best of – Rémi Parson.


Un envie soudaine, établir un Best of. La sélection forcément douloureuse de 8 titres seulement (comme le nombre de pistes de son dernier album) parmi la « jeune » mais déjà riche discographie de Rémi Parson (+ quand même un bonus partagé avec Requin Chagrin).

Pour les déjà fans, un petit plaisir non coupable, et pour ceux qui ne connaissent pas encore bien sa musique, une introduction bipolaire : face A les tubes pop parfaits, presque dansants, face B la mélancolie shoegaze pour accompagner les soirs de spleen.

La plupart des textes sous les vidéos sont des extraits de chroniques parues sur le blog.

En passant vous pouvez aussi (re)lire sa dernière interview sur le blog ici : Interview – Rémi Parson.



Eau Claire, mon premier contact avec la pop de Rémi Parson, sur une compile de La Souterraine, coup de coeur immédiat, écoute en boucle obsessionnelle, tube imparable, mélodie addictive, tout le talent de Rémi Parson, écriture comprise est déjà dans ce morceau. A titre personnel, c’est un peu comme si un chercheur était parvenu à synthétiser sur un seul disque tout ce que j’aimais New Order, Daho, The Wake, Section 25, Sarah Records, Chamfort, The Cure, et quelques autres. Tour de force.

Chronique Précipitations



À l’instar d’Eau Claire, un morceau irrésistible, une mélodie au top, un des sommets du dernier album de Rémi Parson, à écouter en boucle également.

Chronique Arrière-Pays



« Du pétrole fait une nouvelle fois la démonstration de tout son talent en 3 minutes 30 : mélodie catchy, ronde, chaude, mais aux recoins anguleux et aux bas-fonds mélancoliques à souhait, rythmique irrésistiblement dansante et cependant porteuse des germes de la fin inéluctable (du jour, de l’enchantement, de la nuit, des vacances, de l’amour, de l’excitation, de l’appétit, de l’intérêt pour ces gens qui hier encore fascinaient, de ce goût pour la grande comédie de la vie, …), cet art de s’approprier des sons et des instruments qui ne sont pas de son âge, cette façon singulière d’aventurer son écriture sur les chemins escarpés de ses émois intarissables, de partir à l’assaut des crêtes effilées de son intime sans verser dans l’auto-complaisance ou la niaiserie, cette voix aux apparences fragiles, timides, incertaines et pourtant déterminée à lutter, à combattre, cette sincérité jamais feinte et empreinte d’espoir malgré le brouillard humide et poisseux qui tombe ce soir sur Camden. On peut évidemment parler de re-new-wave, de tout un pan élégant de la variété française, des influences cultivées d’outre-Manche, mais force est de constater que, titre après titre, disque après disque, Rémi Parson dépasse et transcende tout cela pour construire un répertoire qui lui est propre, cohérent, personnel. La classe. »

Du pétrole



« Enfin, l’irrésistible Messe des officiers (avec son intro qui ressemble à un de ces clins d’oeil, une de ces private jokes so british dont il raffole et parsème ses morceaux) devrait achever de convaincre les sceptiques. Mélodie superbe pour une balade en dérive et en errance provinciale, avec un final sublime, summum de mélancolie eighties. »

Chronique Montauban



« Et puis il y a la fin, une fin en apothéose poignante, Dos d’âne, où Rémi frôle la divulgation des pages les plus personnelles de son journal intime, une espèce de Parson’s Papers. « Compte pas sur moi » clame-t-il à celui sur lequel il n’a pas pu compter et qu’il ne compte pas aller voir dans son « zoo triste ». Déchirant. »

Chronique Arrière-Pays



Au-delà de la mélancolie transpirante d’ennui poisseux, de la douce et joyeuse misanthropie, des trouvailles d’écriture « à la Parson ». Déjà.



« Le sépulcral Rue Caussat emmène cet EP dense et ambitieux sur des rivages plus brumeux et nous rappelle que la musique du londonien d’adoption est bien moins sucrée qu’il n’y paraît au premier coup d’oreille. Le ciel est tombé au loin sur les cimes des montagnes enneigées, sur la frontière. Un crachin poisseux a envahit les rues. Comme une fin de non recevoir, une réponse à des questions. Le départ était inévitable. Rien n’y fera. Le retour n’est pas envisageable. L’échappée est belle. Matière à chanter. »



« Le disque s’ouvre par le formidable Montmurat quelque chose comme un split single de Cure et New Order sur lequel Chamfort assurerait le chant. Très vite, cet ado qui psalmodie « elle me tue le long du quai Montmurat », qui connaît « toutes tes impasses », c’est moi, c’est vous. Peu importe que vous ayez grandi à Montauban, à Châteauroux ou à Reims. L’histoire est la même pour la grande internationale du spleen adolescent. Un titre à écouter en boucle dans le train du départ pour un ailleurs incertain ou pour se laisser aller aux larmes un soir d’ivresse légère et nostalgique. Aller s’y « briser les yeux ». »


Titre Bonus – Brexit avec Requin Chagrin


« Ce projet commun est donc comme une cerise sur deux gâteaux déjà particulièrement savoureux. En effet, de la rencontre de ces deux infatigables fournisseurs de mélodies pop irrésistibles ne pouvait naitre qu’une grande chanson. C’est le cas avec Brexit, longue lance musicale effilée et vénéneuse plantée avec maestria et douceur dans nos chairs faibles et nos coeurs bringuebalants. C’est comme s’ils avaient toujours écrit et composé ensemble. Je défie d’ailleurs quiconque de voir les coutures de cette élégante pièce sur-mesure. De l’artisanat à l’ancienne, sincère, passionné, mais aux résonances très contemporaines. »

Chronique Brexit


© Matthieu Dufour


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