Rémi Parson – Nouvel Album – Journal de bord – 8.

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24.10.2017

Après les cordes de la guitare, c’était au tour des cordes… vocales, ce week-end. Ahahaha, oho ho oh. Quel esprit, non mais arrête stp Rém, c’est trop.

Mais c’est vrai, j’ai chanté tout mon soûl. Dans un beau studio niché au cœur des monts du Lyonnais. En compagnie de mes deux acolytes/mes deux amis. S’y trouvait aussi une jolie chienne, façon berger, avec des yeux dépareillés à la David Bowie, qui mordait pour rire. Et des maux de tête, de ceux qui tambourinent, tels des kidnappés par la pègre de téléfilm, dans le coffre d’une Ford à rallonge, sur les docks de Tampa Bay. Une migraine fabriquée avec amour la veille – toujours avec mes chers L. et J. à coups de bière et de vodka – et qui a finalement eu sa pincée de magie à ajouter à l’expérience.

Une journée pour chanter les huit chansons de l’album. Mission accomplie, Steven Cigale.

Les vraies et neuves surprises au détour d’une strophe et puis celles, plus douteuses, d’une reproduction fidèle, mais en mieux, des moments originellement marmonnés, susurrés, roucoulés, feulés, grognés, éructés, ânonnés, déglutis entre la salle de bain et le coin du lit, à hauteur de genou, qui flambe bien, quelques semaines auparavant.

Dans cette grande salle plantée d’un beau micro à crâne de bidasse coiffé en brosse, d’un tabouret blanc qui branle – plisser les yeux et c’est se retrouver sur Tufnell Park Road, côté jardin, où des mauvaises saucisses crépitent sur le gril au vent des voisins, où le chat dort comme un canard, préférablement un jack ou un capodastre pointé contre l’estomac.

J’y ai passé une grosse dizaine d’heures, que je n’oublierai pas de sitôt. Si bien que toutes les pièces du puzzle sont là ; 5 000 au moins – vue ultra-verdâtre ton sur ton du Machu Picchu – et c’est maintenant que les choses sérieuses commencent.


Rémi Parson – Londres – Octobre 2017


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