Pauline Drand – O’Gib – 20 octobre 2018.

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© Matthieu Dufour


Un concert de Pauline Drand n’est jamais un concert de plus ou un concert parmi d’autres. Un concert de Pauline Drand n’est jamais banal, jamais commun.

Un concert de Pauline Drand, c’est une parenthèse (en)chantée, hors du temps, un moment d’abandon partagé, la communion d’une salle qui lâche prise dans un silence monastique. Difficile à admettre pour le mécréant que je suis, mais il y a dans cette affaire quelque chose de sacré, de mystique, un genre d’épiphanie, de révélation : je crois que Pauline Drand est l’une de ces madones de la renaissance au visage lumineux, sortie de sa toile et réincarnée en chanteuse pour venir nous raconter des histoires de coeurs éperdus et d’amours contrariées.

Un concert de Pauline Drand, c’est comme une maison de famille dans laquelle on revient sans crainte, des visages familiers, la certitude d’un réchauffement climatique intérieur puissant.

Un concert de Pauline Drand c’est la chaleureuse lumière de cet été indien qui ne veut pas se terminer malgré l’inéluctabilité de sa fin, alors on profite de chaque chanson comme si c’était la dernière.

Il y a chez Pauline Drand une puissante douceur qui s’impose en finesse, une force apaisante qui captive, une beauté jamais mièvre.

Il y a chez Pauline Drand une élégance naturelle qui séduit dès les premières notes, dès que sa voix nous enveloppe.

Il y a dans les concert de Pauline la magie de chansons sublimées par la présence d’une artiste qui n’a pas besoin d’en rajouter, une évidence.

Un concert de Pauline Drand, c’est une émotion forte, à chaque fois renouvelée.

C’était évidemment le cas hier dans un O’Gib bien rempli pour célébrer la sortie récente de Faits Bleus le nouvel album de Pauline Drand, dont le répertoire lui permet de naviguer joliment entre nouvelles compositions et titres plus anciens. Je crois que je n’étais pas le seul à être sous le charme…


© Matthieu Dufour


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Chronique de Faits Bleus


 

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