Interview – Xavier Soquet (Orchidée Noire).

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Photo by Lisa Rasche


Peux-tu nous parler un peu de ton parcours, comment tu es arrivé à la musique ?

J’ai toujours été un amoureux de musique, quand j’étais petit il y avait souvent un CD qui tournait à la maison, que ce soit de la variété française, du rock, du jazz ou de la musique classique, j’ai grandi avec ça. Pour anecdote, on m’a raconté qu’à l’âge de 6 ans je chantais des standards de jazz à la note près, tout ça pour dire que c’est arrivé assez tôt…

Pour ce qui est de mes propres créations, j’ai dû commencer à écrire et composer des morceaux à l’âge de 15 ans. En 2011, j’ai eu véritablement envie de m’impliquer dans un projet musical sérieux et de partager ma musique. À la fin de l’année, ORCHIDÉE NOIRE est né. Le line-up a changé plusieurs fois entre 2011 et 2012, toujours en duo. En 2013, pour différentes raisons, ORCHIDÉE NOIRE est devenu un projet solo, c’est ce qui me convient le mieux. De l’expérience que j’en ai, la musique en ‘band’ n’est pas faite pour moi, il faut que tous les membres soient sur la même longueur d’onde, ce qui n’est pas chose facile. Je préfère m’exprimer en solo afin de pleinement délivrer mon univers.

Quels ont été tes premiers chocs musicaux ?

Franz Ferdinand est un groupe qui m’a marqué avec ses riffs tranchants et ces lignes de basse frôlant la perfection… Ce groupe a été un élément déclencheur pour moi dans l’envie de faire de la musique, je me suis mis à la basse… Plus tard j’ai découvert The Cribs qui m’ont définitivement donné l’envie de monter un groupe.

Tu revendiques des influences majeures ?

Non, pas particulièrement. Je suis inspiré par de très nombreux artistes, dans différents domaines tels que le cinéma, la littérature, la peinture, la musique bien évidemment mais je n’ai pas un ‘modèle’ particulier. Je marche au feeling, je ne pourrai pas énoncer telle ou telle source d’inspiration.

Peux-tu nous parler un peu de ton EP « Insomnie Faire » ? La composition c’est quelque chose de simple pour toi ? 

Ce premier EP est simplement né de l’envie de faire une sortie physique. C’était une envie depuis quelques temps, il fallait que cela arrive. Les 4 morceaux présents sont des chansons que j’avais déjà sorti sous forme de démos, chacun plus ou moins récents. ‘Déesse lacrymale’ par exemple n’est restée qu’un mois sur la toile en version démo. Le choix de ces 4 titres s’est fait naturellement, c’est eux que je voulais voir apparaître sur ma première vraie sortie. Cela a été une vraie belle expérience. Pour la toute première fois j’ai entendu mes morceaux mixés et masterisés professionnellement (j’ai travaillé avec James Aparicio sur ce projet). J’aimais également beaucoup l’idée d’autoproduction, cela me tenait vraiment à cœur pour cette première sortie.

Pour ce qui est de la composition, c’est en général assez simple. Je peux partir d’une mélodie ou d’un texte, tout dépend, je n’ai pas de formule magique. Il m’arrive de passer quelques jours sur un morceau ou parfois je le laisse ‘reposer’ pour revenir dessus. Encore une fois, tout se passe au feeling.

Personnellement j’aime beaucoup l’usage du français sur ce genre de musique, quel est ton rapport aux mots ? 

J’ai un rapport très fort aux mots, ils ont toujours une grande importance dans mes textes et sont là pour servir au mieux mon propos. L’usage du français n’était pas du tout une évidence au début, j’ai commencé à chanter en anglais, j’ai quelques textes écris dans la langue de Shakespeare. C’est arrivé un peu plus tard, naturellement, avec l’envie de m’exprimer dans ma langue natale, et de défendre cette magnifique langue.

Comment vis-tu la partie ‘communication’ autour de ton travail ? Aujourd’hui c’est compliqué pour émerger, il y a beaucoup de projets de qualité, l’artiste doit souvent se transformer en ‘VRP’ de son œuvre…

Je sais que la communication est un élément très important de nos jours, et comme tu le dis, avec tous ces projets, il faut essayer de se faire une place. Je n’ai pas vraiment de problème avec ça, j’essaye d’exploiter l’outil numérique à son maximum.

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique ? Des coups de cœurs récents ?

J’ai des goûts musicaux très éclectiques. Je peux écouter de la chanson française, comme de la disco et ensuite passer à de la musique classique. Ce que j’écoute ne reflète pas spécialement ce que je fais. Pour exemple, j’ai souvent entendu le terme ‘minimal wave’ au sujet de mon travail, alors que je n’en écoute pas tant que ça ! D’ailleurs je ne crois pas en faire mais ça c’est un autre sujet. Récemment, j’ai découvert le groupe Galatée que j’apprécie beaucoup, ils ont un univers très mystérieux.

Il y a quelque chose de cinématographique aussi dans ces morceaux, tu aimes des choses en particulier dans le domaine ?

C’est marrant que tu me poses cette question car ce n’est pas la première fois que j’entends ça et pourtant je ne le ressens pas spécialement. Il doit pourtant y avoir du vrai… Encore une fois, j’ai des goûts très éclectiques dans le domaine mais je suis un grand fan de cinéma. J’aime beaucoup cette nouvelle vague (Godard, Truffaut, Varda) mais aussi le cinéma russe (Vertov, Eisenstein) ou italien des 90s. Bien évidemment, à travers ces films, je me retrouve également replongé dans la musique. J’ai toujours accordé une grande importance à l’image et au son qui pour moi vont de pair. Je suis un grand fan de Francis Lai et de Luis Bacalov.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ? 

Je vais continuer à composer comme toujours ! J’aimerai bien sortir un single cette année et pourquoi pas un album l’année prochaine (tout ça en format physique)… À bon entendeur, salut ! Pour ce qui est de la scène, je joue le 25 Juin en compagnie de Rémi Parson et d’Odessey & Oracle à l’Espace B !

Merci Xavier 


 Vous pouvez retrouver la chronique de EP d’Orchidée Noire ici : Insomnie Faire. 

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