Studio Electrophonique en première partie d’Étienne Daho à L’Olympia.

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Intuitif, bosseur, esthète, curieux, mélomane éclectique : le succès et la longévité d’Étienne Daho ne sont évidemment pas le fruit du hasard. Mû par une insatiable soif de découvertes et d’échanges, il poursuit sans relâche sa quête de partages et de rencontres artistiques. Porté sur les fonts baptismaux de la pop française par des parrains célèbres (Jacno, Darcel, …), il a multiplié les collaborations tout au long de sa carrière. Avec ses idoles : Françoise Hardy, Debbie Harry, Astrud Gilberto, Jeanne Moreau… Mais aussi avec des artistes moins renommés ou émergents : Les Valentins, William Orbit (avant Madonna), et plus récemment Unloved, Malik Djoudi ou encore Yan Wagner qui, dans une interview accordée à Gonzaï en 2017, avouait à propos de Daho : « C’est un mec bien et fidèle. Il ne fait jamais les choses par calcul. J’avais joué un peu des claviers sur son dernier album. C’est un mec hyper ouvert. Par exemple, sur son prochain disque, il travaille avec des anglais complètement obscurs. Il les a juste vu jouer en Angleterre, puis il est allé les voir pour travailler avec eux, comme en demandant un service. C’est vraiment superbe. ». N’hésitant jamais à mettre en avant en interview ou dans une playlist ses coups de cœur du moment, ou à les convier à ouvrir ses concerts, Daho a toujours fait preuve d’une sincère et grande générosité.

C’est au tour de Studio Electrophonique de rejoindre cette belle liste. Enthousiasmé par Buxton Palace Hotel, son sublime disque sorti chez Violette Records (et dont il avait déjà vanté les mérites à la télé), le chanteur français a choisi de confier au jeune anglais la première partie de la dernière date de l’Eden Daho Tour à L’Olympia. Le 25 janvier 2020, James Leesley arpentera donc comme un grand (qu’il est) les planches de la mythiques scène parisienne. A partir d’aujourd’hui, le monde se sépare en deux catégories : ceux qui ont pris leur place, et les autres, qui cherchent des sorts dans un vieux grimoire pour déclencher une vague de désistements de dernière minute et pouvoir assister à cet événement.

Last but not least, Studio Electrophonique ouvrira les concerts de Richard Hawley les 1er et 2 février (The Met à Bury), jouera à Londres (The Social, le 12 février) et fera la première partie de Pete Astor à Lesquin le 14 février. Pour l’occasion, le label sortira une version CD de Buxton Palace Hotel, les 300 exemplaires du vinyle ayant été écoulés en quelques jours lors de sa sortie.


© Matthieu Dufour


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