Actu – A Singer Must Die chez Maneval.


Mise à jour 25 mai – Pour écouter les podcast de l’émission c’est ici : Part 1 & Part 2


Sans titre


Il y a un peu plus d’un mois, A Singer Must Die et sa pop majestueuse arpentaient la scène du Grand Théâtre d’Angers en compagnie de l’Orchestre de Chambre d’Anjou et du merveilleux Kramies. N’ayant pu m’y rendre j’ai d’abord tenté de me suicider en m’enfilant l’intégrale de Georges Brassens dans la même nuit. L’arme n’étant pas assez fatale j’ai essayé celle de Piaf en relisant tout Prévert. Nouvel échec. Je me suis donc fait à l’idée de vivre avec cette absence comptant sur ma bonne étoile pour que cet événement se reproduise, un jour, ailleurs. En attendant je me console comme je peux avec les photos de Jérôme Sevrette ou le live report de Greg Bod. Et j’attends avec impatience l’émission d’Alain Maneval des samedi 23 et dimanche 24 mai de minuit à 1 heure, émission au cours de laquelle seront diffusés 50 minutes de ce fabuleux live, des entretiens avec le groupe et deux titres de Kramies. Youpi. Sinon j’ai aussi demandé à Manuel Ferrer, l’anglophile chanteur français du groupe ce qu’il avait pensé de ce moment rare. Voilà sa réponse (non censurée). Matthieu Dufour

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Photo by Jérôme Sevrette


« Je me suis senti à la fois très fort, parce que porté par tous les sons des trente musiciens derrière moi, mais aussi par moments, minuscule, pour les mêmes raisons (rires). De très bonnes conditions étaient réunies techniquement pour qu’on se sente bien, il y avait un confort de son absolu sur scène. Ce n’est pas toujours le cas, ça tient parfois à des paramètres qui nous échappent, on ne peut jamais vraiment le savoir à l’avance…d’autant que cette configuration avec tous ces instruments n’était pas des plus simples à mettre en son. L’équipe technique avait déjà travaillé sur des installations complexes, c’était rassurant. Il n’y a pas eu beaucoup de répétitions entre A Singer Must Die et l’orchestre, et trouver l’unité de l’ensemble était primordial. Dès le début du concert, j’ai eu l’impression d’être monté dans un train qui allait à toute allure, avec des quantités de paysages fabuleux, et que ça n’allait jamais s’arrêter. Les émotions sont décuplées, nombreuses et totalement inédites dans une telle formule : j’ai eu le sentiment de lancer des ballons que le public nous envoyait en retour, j’étais comme dans un état d’effervescence. C’était à quelques heures de mon anniversaire, et au final tous les cadeaux étaient en train de voler dans les airs (sourire). C’est difficile d’expliquer aussi que dans les passages plus intimes, beaucoup de choses circulaient en permanence, j’entendais les respirations du public sur un son de cor ou une note de violon tenue…L’ensemble offrait par moments des instants d’une belle fragilité que je trouvais très émouvants dans ces échanges, cette communion. Il y a quelque chose d’imprévisible aussi, dans cet équilibre un peu irréel. Ca tient d’une forme de magie. J’ai eu l’occasion de voir les images du concert filmé, c’était hallucinant de regarder les duos avec Suttieslea, avec Kramies…avec Liva Zafimehy, qui réussit en 3’30 à faire passer une telle palette d’émotions à l’image, un peu comme si on s’était fait une conversation parallèle pendant la chanson. Tard après le concert, on prend un verre avec le chef de l’orchestre qui me dit en partant : « C’était super, mais il y avait tout de même quelques imperfections, il faudra qu’on le refasse, pas le choix. » (rires). Le lendemain matin, j’ai eu ce court laps de temps au réveil où je me suis demandé si le concert avait déjà eu lieu ou s’il allait arriver le soir-même. »


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Diffusion du concert symphonique du 8 avril + interview sur France Inter.

Emission « L’album de Minuit » de Maneval les 23 et 24 mai 2015, 00h00-01h00, puis en podcast

Captation multi-caméras en conditions de direct par Heliox Films. Concert pop 30 musiciens sur scène. Réalisation : Jérôme Cassou

Diffusion prochaine sur Angers Télé