Interview – La passion selon Greg Bod (1/2).

Vigie postée à Brest, infatigable défricheur, fou de musique(s) et d’image(s), passeur passionné, chroniqueur, animateur radio, musicien, photographe, vidéaste, Greg Bod interroge la vie à travers les arts. Je lui dois mes plus belles émotions musicales récentes et donc une bonne partie des billets de ce blog. Aussi, l’envie d’aller interviewer l’interviewer s’est assez vite imposée, pour mieux comprendre ce qui l’animait, pour faire le lien entre ces artistes, pour confirmer l’impression d’être en communion artistique et humaine, pour apprendre à connaitre un peu plus l’homme derrière ces multiples activités. Les échanges ont été riches et à la hauteur des attentes. L’entretien est découpé en deux parties dont voici la première… 


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Photo by Jérôme Sevrette

 

La musique et toi ça remonte à quand ? Quel est ton parcours artistique ?

Je suis né en 1970 à Brest, une enclave française en Bretagne. Une ville détruite à 99 % durant la seconde guerre mondiale. Une ville sans passé, au présent flou. Je suis né dans une famille ouvrière, un père menuisier, une mère au foyer…. Mes premiers souvenirs, ce sont des sons, Piaf et la voix de ma grand-mère qui la reprenait à la perfection. La voix de ma grand-mère qui racontait sa vie dans les baraques de relogement dans l’immédiat après-guerre. Ses souvenirs des quartiers du Polygone et du Point du jour, ces grands quartiers ouvriers comme des Corons de l’Ouest et toujours Piaf jamais très loin. La musique, tout de suite, pour moi a été du domaine de l’échange et du rapport au passé.

Mon premier choc musical a été Le Beau Danube Bleu, j’étais tout gamin. Je me rappelle encore du grésillement du 33 tours, du battement pulsatile de la petite toile noire qui recouvrait l’enceinte, du sourire mi-amusé, mi-attendri de ma mère. La musique pouvait donc provoquer de l’émotion et de l’instant complice. Plus tard, quand je découvre The Apartments, l’univers d’Arvo Part, Lambchop et bien d’autres, ce ne seront que des prolongations de ces instants là finalement. Tout a découlé ensuite, je suis né à la musique avec le mouvement post-punk, la cold wave, Joy Division, Cabaret Voltaire, Minimal Compact, Tuxedomoon et quelques autres… Depuis ce temps la musique ne m’a jamais quittée, je suis moi-même un peu musicien à mes heures perdues, je compose c’est de l’électro, du dark ambient.

J’ai eu la chance de vivre la naissance de la radio libre, j’ai fait partie des premiers animateurs de radio sur Brest (à 12 ans j’étais d’ailleurs le plus jeune). Quelle excitation que ces moments-là, comme l’impression d’être d’un mouvement, quel vivier cela a été pour le jeune adolescent que j’étais à l’époque, quel espace de découverte. J’en ai fait pendant 20 ans, j’ai arrêté et j’ai repris il y a un an. A l’époque déjà, j’animais une émission assez proche de ce que je propose aujourd’hui, sans doute plus naïve et moins élaborée. Pour organiser une émission de radio à l’époque, c’était bien plus compliqué tant au niveau technique que dans son contenu. Internet et le numérique ont tout changé en radio. Je garde malgré tout le souvenir de quelques belles interviews dont je n’ai malheureusement presque plus de traces. Je me souviens d’une interview d’Henri Queffélec par exemple ou encore de Robert Smith des Cure avant un concert en 1989 sur la tournée « Disintegration » avec mon anglais brouillon et hésitant, mes questions posées sans préparation et spontanément devant un Robert sympathique mais au fur et à mesure de l’entretien de plus en plus éméché. La radio  a toujours été mon média fétiche : celui de l’imaginaire, de l’image, là où la TV t’impose, la radio te suggère, elle te permet de te créer ton propre paysage.

Ensuite tout s’est enchainé, fou de musique, je me mets à la musique, fou de l’image je me mets à la vidéo, puis à la photo. Je considère que quand on essaye de toucher de près ou de loin aux médias artistiques, on s’impose presque naturellement d’être multi-casquette. Ça semble aller de soi, par passion, par analogie. Je suis aussi quelqu’un de l’écrit comme toi mais c’est plus de l’ordre du rapport à soi, dans la vidéo tu te confrontes aux autres, dans des collaborations parfois houleuses mais c’est très intéressant à ce niveau là.

Ceci étant je ne me prétends ni artiste, ni vidéaste, ni musicien, un peu de tout ça mais avec humilité et surtout une forme de dilettantisme : revendiqué mais rigoureux. Rien ne m’agace plus que les postures arty de certains milieux, pour moi ce n’est que du partage. 

Tu t’es donc rendu compte très tôt du pouvoir de la musique, de sa capacité à relier les gens, à générer des émotions fortes ?

Plus que du pouvoir de la musique, je parlerais du pouvoir du son sous toutes ses formes. Je suis obsédé par le caractère utérin dans le son. En musique comme dans mes billets d’humeur pour l’émission mais aussi dans le traitement des images, je ne fais que tendre vers cela.

Quelques années après Le Beau Danube Bleu, un de mes oncles un peu  baba, typique des années 70 m’a fait découvrir plein de disques : les premiers Bowie, le folk singer Mickey Newbury, tout ça dans un rapport d’égal à égal, de partage, j’avais 8-9 ans, et pour la première fois un « grand » me transmettait sa passion. Ecouter de la musique vous rendait égal aux autres ? Quand il est décédé (très jeune), il m’a légué sa collection de vinyles et sa guitare électrique, comme un acte de transmission. Ecouter de la musique faisait que les disparus ne mouraient jamais vraiment.

Enfin, troisième étape importante un peu plus tard, j’avais 10-11 et j’étais très mauvais en maths, un jour on faisait des courses dans une galerie commerciale et je tombe dans une vitrine sur une pochette de vinyle noire et blanche avec marqué dessus Love Will Tear Us Apart, cette pochette m’intrigue et bien qu’intimidé je demande au monsieur si je peux écouter. Là je tombe immédiatement sous le charme de la voix de Ian Curtis et je demande à mes parents de m‘acheter ce disque. On a alors passé un deal : si j’avais une bonne note en maths mes parents me l’offrait. De toute ma carrière de lycéen ou d’étudiant, je crois bien que c’est la seule fois où j’ai eu un 20/20 dans cette matière.

Tous les disques importants me renvoient à un souvenir heureux ou malheureux. La musique c’est le rapport à la mémoire, à la construction d’un être, comment on évolue petit à petit. Et je reviens très souvent à ces disques fondateurs. Ayant vécu dans une ville sans passé, je me suis forgé une histoire, une temporalité à travers mes écoutes, mes lectures (Camus, Grenier, Kundera).

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Un autre rapport au son, c’est mon rapport à la radio en tant qu’auditeur. J’ai été très marqué par différents présentateurs de radio. Je pense à Jean-Charles Aschero, Alain Veinstein, Charles Sigel. Le Pradel du début des années 80 sur Inter… Dans mon rapport à la radio il y a ce souvenir prégnant, dans l’émission « les choses de la nuit »  de Jean-Charles Aschero, « Derrière le paravent ».

L’animateur recevait, une femme en général, dans le noir et ils échangeaient sur sa vie. Dans mon émission, avec des gens connus ou pas, j’essaye de provoquer un climat d’intimité pour l’amener à dépasser le seul personnage public, j’essaye de « les avoir à l’usure », avec des interviews longues de 3h, 4h pour les amener vers l’authenticité de ce qu’ils sont.

La voix dénude, l’oreille révèle.

À la lecture de tes chroniques j’ai l’impression que la musique n’est pas juste la musique pour toi, mais aussi l’humain, les personnes qui sont derrière, ceux qui font cette musique ? Ils sont aussi importants que la musique ?

En 2013, j’assiste à un concert de Matt Elliott et de Mendelson. Je lâche quelques mots sur cet évènement avec des photos sur ma page Facebook. Gérald de Oliveira me contacte pour me proposer de faire un article plus long sur cette soirée-là… Ce moment là a été très important pour moi et je ne remercierai jamais assez Gerald de m’avoir permis de lever certaines prudences qui commençaient à ressembler à de la frustration. Cela faisait des années que je rêvais d’écrire sur la musique, d’en parler sans oser franchir le pas. Après quelques hésitations, j’accepte sa proposition. Je me prends vite au jeu.

Ma première démarche a été de ne vouloir faire que des critiques de cœur, des avis positifs, non pas pour me défausser dans un enthousiasme de surface ou de décorum mais parce que tout d’abord je fonctionne ainsi, je ne pense être pertinent que face à mon enthousiasme, je n’ai aucun talent pour le fiel. Personnellement j’ai besoin de rentrer dans un rapport sensible avec la musique de l’autre sinon je ne peux pas en parler. Donc je rentre en amitié avec la musique de l’artiste avant d’éventuellement les rencontrer, il faut ce rapport.

Je travaille dans un milieu soignant où je suis dans un rapport de contact permanent, et je pense que quelque part je reconstitue dans mon rapport à la musique ce rapport d’écoute à l’autre. La musique est l’empathie à son paroxysme, pourtant parfois je rencontre des artistes qui se cachent derrière des paravents de pudeur, parfois ours alors que leur musique évoque autre chose. Je pense à la bicéphalie que j’ai ressenti en écoutant un artiste que j’ai eu la chance d’interviewer et sa musique au désespoir frontal, lucide mais jamais dénuée de tendresse. La musique en soi est une notion d’écoute mais j’essaye toujours de comprendre qui est derrière la musique.

J’ai le sentiment que tu englobes aussi la communauté de ceux qui écoutent ou vont écouter cette musique…

Ce qui me bouleverse dans l’environnement d’un artiste et je pourrais en citer quelques uns, c’est quand cet artiste, au-delà de son seul talent musical réussit à créer un lien social autour de lui. Par exemple, A Singer Must Die, que j’aime beaucoup depuis leurs début (je me souviens avoir repéré leur premier album encore très méconnu) : ce que j’aime chez eux, c’est cette capacité à créer du lien entre les gens. Grace à Manuel Ferrer j’ai eu la chance de découvrir le travail formidable de David Jacob (Dave Le Monocle) qui participe à l’émission que j’anime (Le cabinet des curiosités) et il y a une synergie qui s’est créée, avec une fédération de talents, Jean-Louis Bergère, Filip Chrétien, qui ont cette volonté de décloisonner un peu le travail des uns et des autres pour partager, échanger et discuter. J’entends souvent de la part de proches une espèce de rejet des réseaux sociaux, le cliché habituel, sur l’étalage de la vie privée et il y en a, mais quand ils offrent une richesse de cet ordre là, qu’ils permettent aux gens de se rencontre, de se confronter, de s’engueuler, de ne pas être d’accord mais de réfléchir à une autre manière de présenter les choses, de progresser, de s’enrichir, là je trouve ça génial. Je pense aussi à un photographe comme Jérôme Sevrette qui a un talent fou et qui est dans un partage permanent avec d’autres. Je crois que la création sous toutes ses formes a besoin de ce partage, de ces échanges.

Et ton rapport aux lieux, aux paysages, à la géographie ?

Photo by Greg Bod

Photo by Greg Bod

Le paysage, c’est le rapport au minéral, à ce qui ne bouge pas. Le paysage, c’est pour moi le réceptacle de ces émotions que l’on vient y mettre. Le paysage laisse des traces en nous mais nous aussi y laissons des empreintes. Je ne  parle pas seulement de l’activité humaine mais aussi de ce rapport au souvenir et à l’émotion. Certains paysages nous accompagnent tout au fil de notre existence. Je me rappelle m’être baladé enfant dans les landes de bord de côte au dessus de Toulbroch, un lieu magnifique à quelques minutes de Brest. J’ai souvent l’impression de déposer mes angoisses, mes frustrations, mes échecs en ces lieux là. Je sais qu’ils y resteront sereinement, que je pourrai les y retrouver. Finalement qu’est ce qui nous attire dans ces paysages ? Pourquoi parviennent ils à nous apaiser ?

Pour moi, un paysage qu’on aime, c’est comme un ami, comme un double. Je me reconnais beaucoup dans l’imaginaire photographique de Jérôme Sevrette que je citais plus haut. Ces lieux déserts, avec des traces indicibles de l’humanité. Pas de mépris des voisins humains, plus une crainte comme un reste d’enfance, plus une crainte comme une peur de chuter dans l’âge adulte. Les paysages eux ne nous déçoivent jamais.

Quand on se présente à quelqu’un, immédiatement après son identité on dit d’où on vient. Je vis à Brest et sans avoir une passion monumentale pour la Bretagne, je suis conscient que c’est une belle région ; les paysages sont l’extension des paysages mentaux que je peux avoir, des paysages ancrés dans ma mémoire tout comme les films de Bergman, Ulysse de Joyce, ou les chansons de Joy Division, par lesquels je suis marqué à tout jamais. J’ai régulièrement envie de demander aux gens « Quel est ton paysage préféré ? », « Y en a-t-il un qui t’a marqué plus que les autres ? », souvent ça désoriente c’est le genre de réflexion qu’on n’a pas, les paysages on ne fait que les traverser d’habitude.

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Alors j’essaye parfois de m’arrêter pour regarder. J’ai un paysage ancré en moi paysage, le Belvédère de Gratte-Bruyère, à la frontière de la Corrèze et du Cantal : imagine des grandes collines de vert avec au pied la Dordogne qui poursuit sa route sinueusement… Le paysage est un rapport au souvenir mais aussi au passé qui émerge dans le présent, en l’occurrence au pied de la Dordogne, sous l’eau comme dans beaucoup d’endroits dans ce coin, il y avait un village englouti (Le Nau) suite à la construction d’un barrage, quand j’y suis allé j’ai eu la chance de le voir car la Dordogne était asséchée pour travaux, et bien tu vois c’est ça pour moi : le passé qui affleure dans le présent.

Je me rappelle de cet autre moment où je fais du Kayak avec une de mes filles, avec sous nous les traces de ces vies disparues. Rien que d’en parler, j’en ai encore des frissons.

Autre télescopage… Tout le monde se souvient où il était le 11 septembre 2001. Moi ce 11 septembre là, je suis à la recherche de l’exemplaire mensuel de Magic de buraliste en buraliste. J’arrive chez un commerçant qui discute avec un client d’un avion qui serait rentré dans une des tours du World Trade Center. Je rejoins ma compagne dans la voiture sans mon Magic et lui annonce la nouvelle. Nous branchons la radio et découvrons l’étendue de ce qui se passe à New York ce jour là. Finalement, nous retournons à notre gite… Je ne sais pas pourquoi ce jour là mais j’ai ressenti le besoin de m’isoler, de mettre à distance cette catastrophe (dont je ne verrai des images qu’une dizaine de jours après). Je descends donc vers ce belvédère et alors que partout autour le monde entier vivait un cataclysme qui devait fragiliser ses fondations pour longtemps, égoïstement, je m’égarais dans cette vue-là… Le 11 septembre 2001 pour moi, ce sont ces fragrances, ce vent léger sur ma peau, une cloche d’église au loin comme un glas…

À Brest où je vis, la ville a été détruite à 99%, je vis dans une ville, qui ne respecte pas le patrimoine de son passé, sans passé, avec un présent qui évolue sans cesse. Moi ce qui m’intéresse c’est de trouver le passé dans cette ville, voir les traces dans une ville où les frontières temporelles sont floues. Dernier exemple : à Brest on s’est beaucoup battu entre américains et allemands à la fin de la guerre et un historien a eu l’excellente idée de prendre des photos d’endroits dans lesquels je passe tout les jours et de mettre à côté des photos de combats de l’époque. Aussi, quand tu observes la photo et que tu te déplaces sur les lieux ensuite tu peux retrouver les impacts de balles par endroits. Arnaud Le Gouëfflec, scénariste de BD, romancier, chanteur, et que je reçois en ce moment dans le Cabinet des curiosités pour une émission sur sa dernière BD, « La nuit Mac Orlan », dit de Brest « le passé y suinte dans les murs » : ça correspond complètement à la vision que je me fais d’un paysage, c’est une espèce de média pour retourner dans le passé, à une temporalité qui serait plus floue.

A mon avis tu retrouves ça beaucoup chez les brestois inconsciemment, ville très détruite, dénaturée, défigurée. On a eu deux ans de travaux de tramways et on recevait beaucoup de patients à l’hôpital, des personnes âgées, qui s’imaginaient être revenues au moment de la guerre, qui décompensaient au niveau psychiatrique et se retrouvaient dans ce flou temporel dont je te parlais, toujours présents avec nous, bien conscients d’être en 2012 mais convaincus que la guerre ne s’était jamais terminée et que les bombardements avaient continué. C’est quelque chose que tu retrouves dans mes chroniques, dans mon écriture pour le Cabinet des curiosités, dans mes vidéos… Le rapport aux lieux et aux temps, je dis bien temps au pluriel. Brest est une ville ou les espaces temps se télescopent mais dans les détails.

Tu utilises d’ailleurs beaucoup le flou dans tes vidéos, ce n’est pas anodin…

Non clairement ! Je fais un travail photographique que je ne montre pas beaucoup (NDLR : ce n’est plus tout à fait vrai puisque vous pouvez retrouver une superbe sélection sur le blog : Dans l’oeil de Greg Bod), mais je fais beaucoup de série avec les ombres par exemple, pas dans une notion expressionniste où l’ombre serait une rédemption divine, je suis très passionné par Murnau, on sait qu’il y a une dimension mystique chez lui, chez moi c’est complètement païen, c’est plus des formes, cela correspond à la façon dont je vois l’être humain, comme quelque chose de soluble, de gazeux dans lequel on peut mettre à peu près ce qu’on veut. Je n’ai que peu de considération pour l’être humain, le groupe. Seul l’individu m’intéresse. Prenez par exemple cette relation de duo entre le soignant et le soigné que je vis à travers ma profession. Dans les moments ultimes de la vie, on ne peut s’encombrer des scories conventionnelles, de ces obligations que nous impose la société. Je ne parle pas pour autant d’authenticité absolue mais juste d’un retour aux fondamentaux, d’un retour à soi. Nous traversons nos vies en noyades permanentes, en ombres sans substance. Nous ne savons pas où nous allons mais nous y allons.

Au départ de mon travail de vidéaste pour être tout à fait honnête, cette dimension esthétique était aussi liée à la pauvreté de mon matériel, mais au fur et à mesure qu’il s’améliorait, je me suis dit que cela correspondait à l’esthétique et à l’éthique que je voulais avoir. Je ne dis pas qu’à l’avenir je n’évoluerai pas vers autre chose. Mais c’est ce type d’images que j’ai dans l’esprit. Là je rejoins complètement quelqu’un comme Jérôme Sevrette qui dit que les paysages ne sont pas là pour être beaux, que le but n’est pas de dépeindre un paysage mais de peindre un instantané d’émotion. J’ai le même but en vidéo ou en matière de travail sonore. Je vais d’ailleurs de plus en plus travailler ce format sonore, j’irai vers des constructions sonores qui ne sont ni vraiment de la musique ni vraiment de la poésie parlée.

 

Fin de la première partie, interview à suivre ici : ITW Greg Bod (Part 2).

Retrouvez également une sélection de photographies là : Dans l’oeil de Greg Bod.

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