Le TEP 2015 est arrivé.

Vous ne l’attendiez pas, vous n’en avez probablement pas grand chose à faire mais le Top EPs 2015 vient d’arriver. Comme d’habitude il n’est pas impossible qu’un ou deux EPs ne soient pas vraiment de 2015 mais tant pis. 9 EPs sélectionnés dont un double, pas de classement mais chacun, dans son registre m’a apporté beauté (glacée parfois), émotion (mélancolique souvent) et lumière (noire parfois) dans cette tumultueuse année, comme des parenthèses enchantées. Un clic sur la pochette (ou le nom de l’artiste) et la chouette chronique apparait quand elle a été faite.


Pauline Drand – L’Édition Rouge 

« Il me reste à vous remercier, Pauline, pour cette parenthèse enchantée et peut-être onirique. Après avoir écouté en boucle ces dix chansons rougeoyantes pendant quelques jours, il me semble que je n’ai plus d’humeur, bonheur, malheur, ça dépend des heures, de ce coeur balancier et moqueur, ce soir je n’ai plus d’humeur, non, ce doit être l’automne. Alors je crois bien Pauline, que le temps c’est nous. Vraiment.

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Gisèle Pape – Oiseau

« Fermer les yeux, se laisser aller, s’enfoncer dans ces nappes ouatées et enveloppantes. Ne pas résister, sentir ses membres exister enfin, son corps vivre, délesté de ses impuretés inutiles, ces scories itératives d’une vie qui néglige trop souvent sa part d’enfance, sa part de poésie, sa part d’ombre. Son humanité. Peu importe que la fantaisie oubliée soit parfois inquiétante. C’est la foi qui compte. Se faire confiance, suivre le fil de soi. Invisible mais indestructible. Retrouver le courage des oiseaux et suivre ses envies d’épaules buissonnières. »

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Orchidée Noire – Insomnie Faire

« Avec Insomnie faire, Orchidée Noire signe un EP sans compromis, addictif et vénéneux, jouissif, sensuel et cérébral en même temps. Une balle siffle dans la nuit, trajectoire millimétrée, cible accrochée. Impact imminent. »

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Les Lignes Droites – Pour que la nuit passe

« La musique et la voix dialoguent dans une valse poétique électrique et acide. Quatre titres seulement mais d’une intensité et d’une force captivantes. Avec notamment ce fascinant Pas d’autre réaction, bréviaire implacable, posologie clinique et glaciale, plongée en apnée dans la rubrique anti-dépresseurs du Vidal. Métaphore possible d’un système en bout de course, d’une impuissance généralisée. Ou L’immeuble Verdier, faux slow, faussement tranquille, qui commence comme un voyage dans les années 60 pour finir en drame bien contemporain. »


Kramies – Forêts Antiques

« Ainsi dépouillées, ainsi désossées puis rassemblées, les classiques Sea Otter Cottage, The Wooden Heart, comme Ireland, sublime nouveauté, constituent un moment unique, un moment de vérité étincelante et de beauté pure. L’acmé d’une saison en lévitation. Une performance majestueuse et majuscule. Une confirmation. Une aube pleine de promesses. Magie. »

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Nesles – Nu

« Maitrisant sa lucidité avec finesse, partisan d’un onirisme décomplexé, Nesles en créé un univers précieux et accueillant où la lumière est toujours présente, qu’elle soit au zénith ou tapie dans l’ombre. Au final, en se livrant tel qu’il est, ce sont nos propres envies, nos propres doutes, nos propres espoirs que Nesle met à nu. Avec ce petit supplément d’âme qui permet au passage de remettre un peu de poésie dans un monde au ralenti. Merci à lui pour tout ce qui précède et tout ce qui ne manquera pas de suivre. »

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Facteurs Chevaux

Pas chroniqué donc live report d’une belle soirée La Souterraine… « Si la beauté des chansons du premier EP des facteurs Chevaux est évidente, la force de leur interprétation en chair et en os est tout simplement bouleversante. C’est le choc de la beauté brute d’une musique qui serre le coeur et le corps. Une guitare, deux voix, un tabouret, deux ampoules. Sammy Decoster et Fabien Guidollet ne font pas dans la surenchère de moyens. Pas besoin tant les harmonies vocales semblent sortir directement des entrailles de la terre dans un maelström d’émotions brutes. »


Omoh – Is leading nowhere

« Si les morceaux de cette musique aérienne semblent flotter dans l’air ambiant, s’enrouler autour de vos questionnements métaphysiques, ce n’est pas par légèreté ou facilité, non, la densité tantôt lyrique, voire épique, tantôt romantique et définitivement mélancolique des compositions soignées du duo semble capable de créer une brèche dans la théorie de la gravitation, voire remettre en cause le principe même de l’attraction terrestre. A déguster sans modération dès que le brouillard monte ou que le jour s’échappe. Vous mènera exactement là où vous aurez besoin d’aller. »


Bantam Lyons

Pas encore chroniqué donc retour sur le EP d’avant et un live report des Trans 2015… « De la même manière que sur l’EP, la voix, instrument à part entière des Nantais, vous attrape aux tripes dès la première note et ne desserre pas son étreinte avant la fin, une performance traversée d’éclairs et d’arcs électriques foudroyants. »

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