Pop, Cultures & Cie – Top 15 des billets les plus vus depuis 1 an.

Sans titreTop 15 des billets les plus vus depuis la création du bog il y a un an.


1- Live Report – Étienne Daho – Olympia 

Extrait : « Encore une superbe soirée, vibrante, lumineuse, pleine de chaleur et de bienveillance, un concert où un Daho libre et en apesanteur se fait plaisir, piochant allègrement dans son répertoire ce mélange de tubes imparables et de chansons plus ambitieuses et moins simples pour composer une set-list éclectique, à son image, ombres et lumières, assumant bien volontiers ses ambiguités, ses influences, ses lubies, son hédonisme. En bon alchimiste, sûr de son étoile philosophale, il sait résister à la pression et prendre encore des risques. Radicaliser son propos ou la forme sans sacrifier les innombrables madeleines du passé. Son plaisir est visiblement grand. Le notre est immense. A chaque fois, le miracle renouvelé. »

A (re)lire ici : Live Report – Étienne Daho – Olympia 

2 – Live Report – Soirée « Tombés pour la France »

Extrait : « Et la soirée nous a réservé de vraies belles surprises et des moments d’anthologie : une secousse tellurique violente et brutale avec une version totalement hallucinée, hantée, crépusculaire de « Week-end à Rome » par John & Jehn,  une « Ballade d’Eddie S » sous amphètes par Poni Hoax, quelque part entre Philippe Katerine et Christopher Walken, le tout emporté par un saxophone aux effluves orientales, un mash-up improbable et électrisant des très talentueux The Pirouettes embarquant à bord de leur « Dernier métro » une « Marcia Baïla » déchainée, l’émotion de Calypso Valois, la classe de Dominique A s’appropriant le « Je t’aime tant » d’Elli & Jacno, Jean Felzine de Mustang désossant le « Je t’ai toujours aimée » des Polyphonic Size, Aline nous embarquant pour un « Tombé pour la France » survitaminé, le surprenant Perez et les montagnes russes de « Une autre fois », la grâce du duo François/Daho sur les somptueuses « Lueurs matinales », la douce et communicative folie de Patrick Vidal et des joyeux drilles de La Femme reprenant avec bonheur Marie et les garçons, la classe martiale de Lescop, bref de belles illuminations, quelque chose comme « Pleyel Satori ». »

A (re)lire ici : Live Report – Soirée « Tombés pour la France »

3 – Live Report – Morrissey – Le Grand Rex

Extrait : « C’est déjà terminé. Enfin presque. Deux titres en rappel. Seulement deux. Mais quels titres. Quel rappel. D’abord un « Suedehead »impeccable d’énergie et d’ironie, histoire de montrer qui est le boss et de rappeler aux jeunes qu’il peuvent encore travailler avant de pondre des chansons aussi brillantes, et pour finir en apothéose, l’une des plus grandes chansons pop de tous les temps du monde entier ever for ever best song in the world : un« Everyday Is Like Sunday » en lévitation qui chavire un public entrée en communion avec la musique et fait trembler les murs et le sol du Grand Rex. Orgasme multiple et collectif. Moi, au deuxième refrain, je pleure déjà de bonheur. Pour de vrai. He truly is the last of the famous international playboys. M le Magnifique. »

A (re)lire ici : Live Report – Morrissey – Le Grand Rex

4 – Interview – Jean Fabien – Photodidacte

Extrait : « Tout d’abord, il faut sans doute poser une différence entre une image et une photographie. Nous sommes dans une société où la place de l’image est centrale. Qu’elle soit fixe ou en mouvement. L’accessibilité des outils, les nouveaux usages du numérique au sens large ont offert un rôle crucial à l’image dans un contexte Glocal et ultra connecté. L’écrit, la faculté de lecture à l’écran, l’horizontalité des systèmes d’approche communautaire et donc l’internationalisation des échanges électroniques ajouté au temps réel ont forgé une valeur inédite à l’image en tant que vocabulaire universel et instantané. »

A (re)lire ici : Interview – Jean Fabien – Photodidacte

5 – Interview – Nathalie Réaux (Pagan Poetry)

Extrait : « J’ai très tôt eu l’intuition que la voix était un medium puissant pour véhiculer des émotions, au-delà même des mots. J’ai toujours été sensible à la vibration des voix, à tout ce qu’elles portent en elles, tout ce qu’elles dévoilent de notre histoire, notre personnalité. D’ailleurs je suis tellement fascinée par cet outil qu’en parallèle de mon métier d’artiste, j’anime des ateliers, dans lesquels je mets en lumière la relation intime entre la voix et la circulation des émotions. Il est possible d’entendre dans une voix les émotions bloquées, cristallisées. La bonne nouvelle, c’est que grâce à un « travail » sur la voix, on peut libérer ces blocages, guérir, démêler les nœuds qui entravent l’expression de soi. On a pour coutume de dire que les yeux sont le miroir de l’âme. Dans ce cas, j’aime penser que la voix est une fenêtre ouverte sur l’essence de notre âme. J’ai donc été mon propre cobaye pendant de longues années, j’ai visité les différents espaces vibratoires de cet instrument, j’ai écouté quelles émotions me procuraient tel ou tel son, puis j’ai eu envie de transmettre mes sensations, que ce soit à travers ma propre voix ou à travers les ateliers que j’anime. »

A (re)lire ici : Interview – Nathalie Réaux (Pagan Poetry)

6 – Interview – Jean Fabien – Photosensible

Extrait : « Je ne prémédite quasiment jamais mes photographies. Je n’intellectualise pas le processus. Mes sujets viennent à moi autant que je viens à eux. Je touche à tout, j’effleure. Je fais du photo journalisme sans en faire vraiment, je me frotte contre les murs de briques, j’envisage l’érotisme. Tout m’intéresse. C’est pourquoi, en général, je photographie ce que je vois, ce qui m’entoure. Je me revendique volontiers comme photographe polymorphe. Et cela correspond sans doute à mon parcours autodidacte. Apprendre par soi même, la photographie comme tout autre sujet, demande sans doute plus de curiosité, plus de temps, plus d’expérimentations. »

A (re)lire ici : Interview – Jean Fabien – Photosensible

7 – Interview – Manuel Ferrer (A Singer Must Die)

Extrait : « Si la musique peut lui donner pendant quelques minutes un espace qui peut nous élever, ce ne serait déjà pas si mal. Je trouve qu’il n’y a rien de plus bouleversant qu’un cor anglais qui cherche une flûte traversière pour finir à l’unisson, ou qu’un ensemble de cordes qui vient apaiser une voix. J’aime dans la musique entendre une douceur, une harmonie qu’on trouve rarement à l’extérieur, une harmonie que je ne trouve pas toujours au-dedans non plus. »

A (re)lire ici : Interview – Manuel Ferrer (A Singer Must Die)

8 – Jean Bart et moi, Jean Bart et nous

Extrait : « Une nuit d’hiver qui ne veut pas mourir, une route de campagne, deux amis enlacés, une voiture cabossée dans un fossé boueux, la douce ivresse du soulagement, l’étrangeté d’un état second, l’impression d’avoir presque, d’avoir trop, la caresse des mots qui se figent dans la brume basse et poisseuse, des serments fermes, un fou rire franc, le fantôme de cette femme fatale et partagée, une flasque de gin dans la poche de ta parka, un boitier de K7 dans ma main, ces compilations héritées de celui qui avait lâché prise quelques mois plus tôt et dont nous n’osions plus parler, et dans l’autoradio survivant Jean Bart Tu croyais. »

A (re)lire ici : Jean Bart et moi, Jean Bart et nous

9 – Chronique – Baptiste Walker Hamon – Quitter l’enfance

Extrait : « Chez Baptiste Walker Hamon, on n’est jamais seul avec ses ombres et ses doutes, ses espoirs et ses joies… Tout autour de nous tourne l’incessante ronde de ces gueules cassées et de quelques fantômes, les « Hervé », Pierrot et Cie… La valse de ces vies fêlées, bancales ou disparues… Le tango de ces couples qui hésitent… Baptiste Walker Hamon nous prouve qu’il y a pas de gens ordinaires : il n’y a que des vies qui valent la peine d’être vécues… Malgré tout… Qui défilent suivant des trajectoires qui s’écrivent entre espoir et fêlures… Avec cette tendresse à fleur de peau, sombre, indécise et pourtant optimiste pour un être humain qui n’a jamais été aussi humain : imparfait, mortel, optimiste, fataliste, amoureux. Chez Baptiste Walker Hamon, c’est la vraie vie, pas celle des magazines… Les corps sont frêles, les visages blêmes, la vie pas toujours simple… Mais elle est aussi un cadeau, un bonheur potentiel là au détour d’une rue… La possibilité d’une idylle… Chez Baptiste Walker Hamon les larmes sont assumées, la tristesse est belle, on ne fait pas semblant, on parle comme on aime, pas toujours adroitement mais toujours franchement… Chez Baptiste Walker Hamon la paresse, la peur ou l’ennui ne sont pas des gros mots… C’est la vie… Chez Baptiste Walker Hamon la mort c’est aussi la vie…C’est la vie… Ce qui me touche le plus je crois c’est ce doute mêlé d’espoir qui affleure… Ce refus de la certitude qui enferme et appauvrit… Cette conscience que la lucidité et le doute permettent d’avancer et d’entrevoir finalement « Comme la vie est belle »… Car si elle n’est pas toujours une fête elle sait aussi une être chance… Baptiste Walker Hamon sait que la vie n’est pas noire ou blanche… Il connaît l’empire du milieu, cette zone floue, indécise ou tout se joue à coup « si » et de « pourquoi pas »… De quelques notes, de quelques pétales de roses… Trouver le courage d’aimer et surtout de le dire pour peut-être… »

A (re)lire ici : Chronique – Baptiste Walker Hamon – Quitter l’enfance

10 – Live Report – Requin Chagrin – Les Trois Baudets

Extrait : « Ça file la pêche, c’est nerveux, hyper mélodieux. Un mélange détonnant : quelque part entre le savoir-faire tubesque des années 80 et de ses rythmiques diaboliques, toutes basses dehors, de la pop ensoleillée des claviers et surfeuse des guitares des 60’s et de l’abrasivité du rock alternatif des années 90. »

A (re)lire ici : Live Report – Requin Chagrin – Les Trois Baudets

11 – Cher Matthieu Malon, je tiens à vous présenter mes excuses

Extraits : « D’ailleurs, je salue votre initiative de ne pas céder du terrain à la morosité rampante. Sortir un EP aussi rapidement, l’appeler « Deuxième chance » et commencer par réclamer du pognon : fallait le faire. Il est probable que quelques pisse-froid ne goutent guère l’ironie (la mode est plutôt au cynisme, c’est plus facile) du geste et d’un « Je veux du fric » pourtant teinté d’auto-dérision, mais laissons-les ruminer dans leur coin. Ce disque est un concentré idéal de votre savoir-faire et une introduction parfaite à votre univers. « L’air de rien » et « Loin » ont cette beauté accrocheuse qui me chavire, ce mélange de mélodies imparables, de tensions électrocutées et de votre phrasé suave et chaud, direct, précis mais empathique pourtant : franchement on dirait des tubes. « Une deuxième chance » formidable dialogue entre ces acteurs improbables et ces envolées bruitistes (savoureuse chute : « j’men veux tellement d’avoir voulu te tuer » – « moi aussi »). « 28.02.2013 » et son gimmick électro entêtant et magnétique. Et pour finir une magnifique version de « La fin de mes nuits » qui emporte tout par son interprétation au cordeau. Frissons électriques. »

A (re)lire ici : Cher Matthieu Malon, je tiens à vous présenter mes excuses

12 – Interview – Orso Jesenska

Extrait : « Je me dis surtout qu’avant cela mes chansons seraient restées lettre morte donc je n’y vois pas là un si grand problème. Ca permet de trouver des destinataires même s’ils sont peu nombreux. Il peut y avoir un peu de frustration parce qu’on se rend surtout compte du nombre assez incroyable de projets magnifiques qui restent confidentiels. Mais je trouve ça assez chouette de voir autant de belles choses exister même timidement. C’est plutôt réjouissant en fait. Je crois qu’il faut repousser absolument la moindre aigreur, les moindres passions tristes qui ferait trouver un peu fade les trucs qui sortent du lot. Ce qui « marche » marche, ce n’est pas la peine de se lamenter sur la prétendue médiocrité de certaines choses qui ont du succès. »

A (re)lire ici : Interview – Orso Jesenska

13 – Playlist – Nathalie Réaux (Pagan Poetry)

A (re)découvrir ici : Playlist – Nathalie Réaux (Pagan Poetry)

14 – Chronique – 49 Swimming Pools – Songs of a popular appeal

Extrait : « Une vraie réussite avec des pop songs éclairées et raffinées plein les recoins : ces mélodies singulières qui n’appartiennent désormais qu’à eux, des compositions hyper élégantes, précises, délicates, tout en nuance, et ces orchestrations ambitieuses mais accessibles et immédiates. Les membres du groupe se complètent idéalement, jouent en confiance comme les amis qu’ils sont, ne se marchent jamais dessus et évitent en permanence la tentation d’en faire trop, d’en rajouter. Le tout est porté par la voix singulière d’Emmanuelle Tellier, un je-ne-sais-quoi qui accroche l’oreille, inspire confiance, comme une complicité, une empathie vocale, une connexion, une aspérité dans le grain qui nous embarque dans ces histoires. Une voix qui fait sans cesse écho à nos fragiles espérances, à nos errances nocturnes, à nos joies éphémères, à nos quêtes insatiables, bref à notre vie. »

A (re)lire ici : Chronique – 49 Swimming Pools – Songs of a popular appeal

15 – Live Report – Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra – La Maroquinerie

Extrait : « Au-delà de son humeur, il y a un truc qui a changé, et qui change soudain la donne : The Delano Orchestra. Jean-Louis Murat a enfin trouvé un groupe à sa hauteur. « Les garçons » envoient quand même très sérieusement, le mix guitare et section rythmique traditionnelle + trompette/violoncelle/clavier fait de vraies merveilles en live et des étincelles permettant à Murat d’abord de jouer sur toute la gamme de son immense talent sans se soucier de l’intendance musicale, d’étirer les chansons à sa guise, mais aussi de trouver des intonations, des accents que l’on ne lui connaissait pas, ajoutant notamment une touche cuivrée et une coloration vibrante vraiment intéressantes. »

A (re)lire ici : Live Report – Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra – La Maroquinerie